|
CHRONOLOGIE |
|
| 1927
|
Né
le 3 mai à Santiago du Chili. Ses parents, Manuel
Rosenmann et Dora Taub, sont des émigrés de
Pologne. Enfant précoce, il apprend à lire à un
an et demi. Son père, polyglotte et lecteur doté d’une
grande intelligence critique, lui fait connaître très
tôt la littérature mondiale. Sa mère,
pianiste hors pair, commence à lui enseigner le
piano
à deux ans. Il écrit ses premiers poèmes
à trois ans, et à sept ans il a pleinement
conscience d’être poète. Ses parents,
témoins
de ses dons exceptionnels, encouragent sa vocation. À
neuf ans, il prend en charge son premier élève
de piano. |
|
|
|
| 1933-1943
|
Il
poursuit son éducation au Colegio Europeo et au Liceo
de Aplicatión. Il écrit de la poésie
quotidiennement. Au cours des premières années
de son adolescence il conçoit El Adolescente
et le premier volume de Cortejo y Epinicio (Cortège
et Épinicie). Il les compose en partie pendant les
périodes de récréation à l’école. |
|
|
| |
| 1935-1946
|
Il
continue son éducation musicale. Il étudie le
piano avec Roberto Duncker, qui l’incite à devenir
un pianiste de concert. Il étudie la méthodologie
musicale avec Carlos Isamitt, le rythme avec Andrée
Haas (élève de Dalcroze), et la composition,
le contrepoint et la fugue avec Pedro Humberto Allende qui
lui conseille de se consacrer entièrement à la
composition. |
|
| |
| 1941 |
Frappé par
son talent, l’écrivain Luis Merino Reyes le
présente au Sindicato de Escritores de Chile (Association
des Écrivains du Chili). Le poète Antonio de
Undurraga, secrétaire du Sindicato, lui demande de
voir un exemple de son travail. Il donne à Undurraga
le manuscrit de son long poème El
Adolescente. Quelque
temps plus tard Undurraga fait au poète de quatorze
ans la surprise de lui donner un exemplaire du nouveau magazine
littéraire Caballo de Fuego, dans lequel
il a fait publier El Adolescente.” Voilà ce
que je pense de votre poème”, dit-il à Rosenmann-Taub. |
|
| |
| 1944-1948 |
Il étudie
l’espagnol à l’Instituto
Pedagógico de l’Université du Chili.
Il prend aussi des cours de botanique, d’astronomie,
d’anatomie,
d’anglais, de français, de portugais, de stylistique,
d’esthétique, et d’art. Ces études
font partie d’une vaste érudition acquise
au cours de sa vie grâce à la lecture de
nombreuses disciplines en plusieurs langues. Il contribue
au soutien
économique de sa famille en donnant des leçons
particulières de piano, de grammaire et de littérature. |
|
| |
| 1948 |
Il
obtient de l’Université du Chili le titre de
Professeur d’Espagnol. Il présente à un
concours le manuscrit du premier volume de Cortejo y Epinicio
et le prix de poésie du Sindicato de Escritores
lui est attribué. |
|
| |
| 1949 |
|
Arturo
Soria, réfugié espagnol qui a fondé
la prestigieuse maison d’édition chilienne
Cruz del Sur, publie le premier volume de Cortejo y
Epinicio. Le livre reçoit un accueil enthousiaste
de la presse. Il est notamment salué dans un article
très élogieux par Alone, critique littéraire
de haute volée, qui le fait paraître dans le
journal le plus diffusé au Chili, El Mercurio.
Il
enregistre plusieurs de ses poèmes pour
El Archivo de la Palabra (Les Archives de la Parole),
série d’enregistrements d’auteurs dirigée
par Soria.
|
|
| |
| 1951 |
Cruz
del Sur publie Los Surcos Inundados (Les Sillons Inondés)
pour lequel il reçoit le Premio Municipal de Poesía
(l’équivalent chilien du prix Pulitzer).
Pour
son livre (inédit) El Regazo Luminoso (Le Giron
Lumineux), il obtient le Premio Nacional de la Universidad
de Concepción (le Prix National de l’Université
de Concepcíon). Il
rencontre Georg Friedrich Nicolai, scientifique, pacifiste,
ami d’Einstein. À la suggestion de Nicolai, il
étudie la physique. |
|
| |
| 1952 |
La
Enredadera del Júbilo ( La Vigne de l’Allégresse)
est publiée d’abord dans le magazine Atenea
puis comme livre par Cruz del Sur. |
|
| |
| 1952-1975 |
Durant
cette période, bien qu’il écrive sans
cesse, il ne publie qu’un petit volume, en 1962: Cuaderno
de Poesia (Carnet de Poésie) (Taller Edition 99).
Son éditeur, Arturo Soria, ferme Cruz del Sur et revient
en Espagne. Le père de Rosenmann-Taub a des difficultés
financières et le poète donne des leçons
particulières du matin au soir pour soutenir sa famille.
Très tard dans la nuit, il continue à écrire. |
|
| |
| 1955 |
Il
rencontre à Buenos Aires l’écrivain polonais
Witold Gombrowicz qui exprime son admiration pour Cortejo
y Epinicio. |
|
| |
| 1973 |
Un
coup d’état militaire renverse le gouvernement
de Salvador Allende.
À
la même époque on
vole une grande quantité de ce que possède
Rosenmann-Taub, dont cinq mille pages manuscrites de sa
poésie. |
|
| |
| 1975 |
Il
fait la connaissance à Buenos Aires de l’écrivain
Victoria Ocampo, qui apprécie hautement le manuscrit
encore inédit de El Cielo en la Fuente (Le Ciel
dans la Fontaine). |
|
| |
| 1976-1978 |
Il
voyage en Amérique du Sud et en Europe grâce
à une bourse de la Oriental Studies Foundation. Il
écrit Ajorca de Europa ( Bracelet d’Europe),
inédit à ce jour.
Il
donne des conférences à New York sur sa poésie
et sur San Juan de la Cruz, Sor Inès de la Cruz, Monet,
Vermeer, Beethoven, Ravel et Albéniz parmi d’autres. |
|
| |
| 1976 |
Publication
de Los Despojos del Sol: Ananda Primera (Les Dépouilles
du Soleil: Première Ananda) par Esteoeste à Buenos
Aires. |
|
| |
| 1977 |
Publication
de El Cielo en la Fuente (Le Ciel dans la Fontaine) par
Esteoeste à Buenos Aires. |
|
| |
| 1978 |
Publication
de Los Despojos del Sol: Ananda Segunda (Les Dépouilles
du Soleil: Seconde Ananda) et la deuxième édition
du premier volume de Cortejo y Epinicio, tous les
deux par Esteoeste à Buenos Aires.
Il
rencontre Nahúm Kamenetzky qui, à plus de soixante-dix
ans, travaille comme garçon de livraison chez l’imprimeur
des livres de Rosenmann-Taub. Il découvre que Kamenetzky
a écrit une collection de carnets d’aphorismes,
dont la véracité retient l’attention du
poète; en collaboration avec Kamenetzky, il transforme
un certain nombre d’entre eux en un livre qu’il
publiera sous le nom de Al Rey su Trono (Au Roi son Trône). |
|
| |
| 1980 |
Receives
a grant from the Oriental Studies Foundation. |
|
| |
| 1983 |
Publication
de Al Rey su Trono par Esteoeste à Santiago,
illustré par plusieurs dessins du poète. |
|
| |
| 1985-2005 |
|
Il
s’établit aux États-Unis. Il se consacre
à ses activités artistiques et donne aussi
des leçons particulières de littérature,
de musique et d’art pictural.
Il
enregistre un grand nombre de ses compositions pour piano.
Parmi celles-là: Abecechedario (Abécédaire),
Morir para Nacer (Mourir pour Vivre) et Fuegos
Naturales (Feux Naturels).
Il
rassemble la collection de ses propres dessins exécutés
au cours de sa vie, dont la série Alarde (Parade),
et La Bofetada (La Gifle). Il continue à dessiner.
Il écrit
d’abondance. Il révise le second,
le troisième et le quatrième volume de Cortejo
y Epinicio, La Mañana Eterna (Le Matin Éternel),
et les douze volumes de Los Despojos
del Sol.
Il prépare une édition de El Cielo en
la Fuente avec ses propres commentaires, et un livre
de commentaires sur une sélection de ses poèmes,
qui est en train d’être traduit en anglais
et en français. Ses oeuvres poétiques,
quand elles seront publiées dans leur totalité,
compteront plus de quarante volumes.
En
2000, Corda, fondation à but non lucratif, est créée
pour préserver, disséminer, et étudier
l’oeuvre de Rosenmann-Taub.
En
2002, LOM ediciones publie une nouvelle édition
de Cortejo Y Epinicio (Volume I); en 2003, El
Mensajero (Le Messager), Volume II de Cortejo
y Epinicio; en 2004, El Cielo en la Fuente et
La Mañana Eterna en un seul volume et
País
Más Allá (Pays Au Delà); en 2005, Poesiectomía (Poésiectomie), en 2006, Los Despojos del Sol, Anandas I et II (Les Dépouilles du Soleil).
|
|
| |